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IBAB - Humanitaire aux Phillipines - Le blog de Baby

Publié le

Depuis plusieurs semaines je tente de vous expliquer comment on vit ici dans ce merveilleux pays, mais on peut plutôt parler de survie pour une partie de la population. Ce qui est primordial c’est de pouvoir se coucher le ventre plein, ou au mieux pas tout à fait vide…

Alors nos amis philippins vont inventer de nouveaux petits boulots car ici les allocations chômage sont inexistantes et la retraite de même.

En parcourant les rues des grandes villes on va pouvoir se faire vernir les ongles sur le trottoir, ou se faire couper les cheveux et se faire épouiller…

Toujours dans la rue, un petit massage à l’huile locale mais attention, ne jamais payer la prestation avant la fin car votre masseuse peut se sauver après ne vous avoir massé qu’une seule jambe ! (j’ai personnellement été la victime d’une masseuse pressée…).

Cela va être aussi la vente de toutes sortes de produits, de nombreux fruits (tous aussi succulents les uns que les autres), quelques mètres plus loin la vente de lapins, chiots, lézards géants, petits singes, serpents et bien sûr poissons, coquillages et crustacés.

On n’échappera pas non plus à nos Amis Badjao, vendeurs de perles sauvages. Un régal pour les yeux des collectionneurs de cailloux : de multiples soit-disant pierres précieuses, demi précieuses voire même pas précieuses du tout.

Ce qui me semble bien spécifique à ce pays c’est la vente de colliers de petites fleurs odorantes nommées Sanpaguita que l’on va retrouver autour du cou de tous les saints de la religion chrétienne.

Puisque nous abordons le sujet, parlons d’églises. Autour de ces dernières gravite toute une population prête à vous vendre des choses inimaginables, plantes aromatiques ou miraculeuses, voir même sur beaucoup de stands une plante que les femmes peuvent consommer pour interrompre une grossesse, tout ceci a quelques mètres de la porte du lieu saint….et des cartomanciennes de partout avec du travail jour et nuit car il me semble que dans ce pays on ne dort jamais.

Pour en venir a l’histoire de notre Monsieur, dirigeons- nous vers le sud du pays dans une petite ville nommée ESPERANZA ou je me suis arrêté quelques jours pour me reposer (cela m’arrive de temps à autres).

Je rends visite a Honelette, une amie qui vient d’ouvrir une petite « cantine » ; ce mot a tout de même un lien avec la cantine de chez nous car ici cela signifie installer un petit magasin dans un centre scolaire.

On y trouve stylos, crayons de couleur , feuilles de papier, cirage, craies, enveloppes, et tout autres produits scolaires, ainsi qu’une multitude de produits qui vont très souvent servir de repas tels que bonbons, petits gâteaux secs, bananes grillées, riz cuit à l’eau, sans oublier des boissons gazeuses mais surtout de l’eau conditionnée dans un petit sachet plastique ce qui est moins cher pour l’étudiant.

Je me suis permis de sortir un petit peu de notre sujet pour mieux vous situer la scène qui va suivre : me voilà aux environs de midi installé sur un banc devant la cantine en train de finir mon assiette de riz lorsque je vois débarquer dans la cour de l’école un vieil homme avec un sac plastique sur le dos. Chez nous on nommerait un tel personnage un mendiant, et ma première pensée fut qu’il allait demander quelque chose à manger à la responsable de la maison.

Je cherche une pièce dans ma poche car je viens de m’apercevoir que mon amie vient de vendre à une institutrice le restant de son assiette de riz. Tout naturellement le nouvel arrivant s’installe sur mon banc et me fait signe qu’il ne mendie pas. J’ignore encore à cet instant que je suis en présence de monsieur MONTATICHIO comme il est nommé ici.

Je quitte ma place pour faire quelques photos souvenirs pour mon amie et en me retournant j’ai la surprise de me rendre compte qu’un petit attroupement d’étudiants s’est formé autour de lui, au point que je ne distingue pas tout de suite son activité.

A cet instant Honelette m’a rejoint et éclate de rire en voyant ma tête quand enfin je découvre le fameux travail de Mr MONTATICHIO.

Ce Monsieur parcours les centres scolaires pour lire les lignes de la main des élèves,(ces derniers ayant une moyenne d’âge d’ environ 13 ans) et comme tout travail mérite salaire le Monsieur demande une contribution qui pour une minute est équivalente au prix d’un bonbon.

Cette situation n’a pas l’air de gêner Honelette, pourtant il me semble que c’est un manque à gagner pour elle.Elle me rassure en m’expliquant que dès que la cloche sonne c’est une volée de moineaux qui va retrouver les bancs de l’école, rassurée sur son avenir. Une fois de plus elle répond à mon regard interrogateur en m’indiquant que ce Monsieur va se faire un bon casse croûte préparé par la cantinière et si le salaire est à la hauteur de ses espérances il emportera en plus quelques friandises, et, cerise sur le gâteau elle a droit a une consultation gratuite, et moi aussi !

C’est la première fois de ma vie que j’accepte ce genre de situation mais là il m’était difficile de refuser pareille offre…Je lui tends donc la main (laquelle vient d’avoir une sérieuse opération) et notre ami m’annonce que j’ai eu des problèmes de santé cette année mais que cela va s’arranger. Merci me voilà vraiment rassuré.

Revenons à des choses un peu plus sérieuses ; je m’adresse maintenant à vous enseignants français : quelle serait votre réaction si un personnage de ce genre s’introduisait dans la cour de vos établissements ?

Si cela ne vous pose pas de problème invitez moi à faire des photos !

Durant mes 35 voyages dans ces îles j’ai rencontré beaucoup de personnes marginalisées mais je pense que je ne suis pas près d’oublier la rencontre avec Mr MONTATICHIO.

Merci Honelette !.

A bientôt mes amis

Baby

Le métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO

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Publié le par Baby

Après le reportage sur le rôle des mémés dans l'histoire des Philippines, un petit reportage sur les pépés.

Eux aussi ont leur place dans la fratrie, mais pas de la même manière.

Cette génération n'a connu qu'une seule chose, le travail, et ce tous les jours de l'année et dans des conditions très difficiles, devant souvent supporter d'énormes chaleurs et des pluies torrentielles. Mais ce n'est rien face aux guérillas (surtout dans le sud du pays) qu'ils ont connues toute leur vie contre des gens qui ne partageaient pas la même religion.

S'il est très facile de rencontrer des mémés, il n'en est pas de même avec les pépés.

Quand je rencontre cinq "lolas", je vais peut-être rencontré un seul pépé. La plupart ont disparu pour cause de maladie (tuberculose, ulcère d'estomac, ou plus bizarrement diabète). De plus, il faut bien l'avouer, se faire prendre en photo n'est pas un réel plaisir pour eux.
Mais j'ai bien l'intention de faire un reportage photo sur ces couples tellement attachants. Alors peut-être reparlerons-nous bientôt des mémés et de leur compagnon.

A très bientôt les amis.

Baby

Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !

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Publié le par Baby
Les "lolas"

Pour les grand-mères philippines pas de maison de retraite, ni de club du troisième âge et encore moins de sorties en bus ou vacances quelles qu'elles soient.

Pour la plupart elles vivent toute leur vie ou elles sont nées et finissent leur vie dans le cocon familial surtout dans les campagnes en province comme ils disent là- bas à la capitale.

Dans beaucoup d’habitations il est plus que fréquent d'apercevoir en passant un hamac souvent occupé par un membre de la famille.

Et bien en 23 ans de voyages je n'ai à ce jour jamais surpris une mémé qui profitait de ce lit de fortune. Bien sûr je me suis renseigné mais on m'a répondu que ce n'est pas bon pour leur dos...

Alors vous pensez peut-être que nos mémés restent à côté de nos dormeurs pour surveiller qu'il ne tombent pas ?

Et bien non elle travaillent, et bien souvent toute la journée et tout les jours de la semaine (enfin presque car on les retrouve souvent à la messe du dimanche matin, c'est à dire un petit break d'une heure...).

J'ai rencontré ces dames dans tous les travaux de la terre : plantation du riz, du mais et de tous les légumes, désherbage et cueillette. Sans oublier le ramassage du bois qui sert à faire bouillir la marmite de riz.

Et ensuite allez-vous me dire ? Et bien un autre travail les attend à la maison qui, pour elles, est un grand bonheur : elles s'occupent des enfants, des petits enfants et des arrière petits enfants sans oublier ceux de l'entourage.

Ce bonheur elles le transmettent à toute la fratrie et c'est très rare d'entendre un enfant hurler ou faire un caprice ; j'ai l' impression que nos mémés leur parlent avec douceur à ces petits et ce qui m’étonne le plus c'est que même quand les enfants grandissent il reste entre eux une énorme complicité.

Et c'est ainsi qu'il n'est pas rare de rencontrer des adolescents qui passent des heures voir des journées entières avec leur mémé ou mémé d'adoption.

Même si elles décidaient d'une autre vie cela me paraitrait impossible à réaliser car ces personnes n'ont aucun revenu ni retraite et encore moins de couverture sociale quelle qu'elle soit.

J'ai choisi quelques photos parmi les centaines que j'ai faites ici car pour moi elle sont un peu la mémé que je n'ai jamais eu la chance d'avoir....

Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"

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Publié le par Mimi

Cette nouvelle démarche généreuse fait suite à une longue amitié qui lie un des responsables de cet établissement a Baby.

Dès que l'association IBAB se trouve devant un gros projet le C.E vient a son secours sans que cette dernière demande quoi que ce soit.

Ils sont déjà intervenus pour l’installation électrique d'un village et furent également d'un grand secours pour les soins de la petite ANALY grièvement brûlée

Baby a déjà distribué 35 sacs de riz dans le sud du pays fin janvier et encore 15 autres sacs vont être distribués dans les semaines a venir dans une autre région du pays.

Un grand merci a cette équipe dont Michel est le pilier et Baby a bien l'intention de le recevoir très bientôt

L’équipe I.B.A.B

50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES

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Publié le par Mimi
Rapport moral et financier : première intervention après le typhon aux philippines du 8 novembre 2023

Bonjour à tous

Avec le support de la télévision et de la population d'Aussois, avec nos fidèles amis Agnès, Joëlle et Michel, et bien sûr nos amis de longue date, et de nouvelles personnes inconnues nous avons réussi notre projet de récolter des fonds pour venir en aide a nos amis philippins.

Mon projet de repartir dès début décembre fut un instant reporté, étant donné qu'il m’était tout simplement impossible de reprendre l'avion suite à de gros problèmes de santé.. . J'ai pu enfin partir fin décembre sans trop en parler à mes docteurs….

J’ai pu changer l'argent que l'on m’avait confié en seulement un jour, ce qui m’a permis d'être parmi nos amis pour le jour de l'An. Nous avons fêté cette année bien calmement, leur plus grande joie étant d’avoir retrouvé la fée électricité la veille, après pratiquement 2 mois dans le noir.

Beaucoup de demeures avaient déjà été réparées, car ici aucune assurance ne couvrant le moindre frais ils n'attendaient aucune aide de quiconque. Les matériaux des maisons les plus endommagées ont servi à remettre les voisins à l’abri.
Quand je suis arrivé, leur seul souhait était de savoir si l’on pouvait les aider pour l’achat de matériaux car la plupart avaient l’intention de reconstruire eux-mêmes leur habitation.

A ce jour nous avons remis nos amis à l’abri, notre centre médical et pratiquement remis en état et les médicaments sont sur le point d’être livrés !

(Soyez fidèles à notre blog, un reportage sur cet établissement est prévu pour bientôt).

Nous avons également acheté 1600 KG de riz.

Pour celles et ceux qui découvriraient aujourd’hui notre blog, je viens de parler dans ce message de nos amis philippins ; Il s’agit des familles au sein desquelles nous parrainons un enfant.

Bien sûr même avec une vraie fortune on ne pourrait aider ce pays en détresse. J’ai parcouru près de 200 km en bus et tout le long de la route je n’ai vu que désolation !!!

A ce jour le montant des dépenses s’élève a 4897 €

Une fois de plus encore merci et a très bientôt pour d’autres nouvelles.

Baby

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Publié le par Mimi

Témoignage de Marie-Anne (étudiante à l’école de Police), village de Passi.

 

Depuis 3 jours on entendait des informations qu’un typhon arriverait sur l’île de Panay, et depuis autant de temps ma grand-mère nous répétait qu’elle avait vu des centaines de typhons, tornades et tremblements de terre, sans avoir eu à bouger de chez elle, et qu’elle était toujours vivante.

Dans notre pays les anciens sont sacrés et à aucun instant nous n'aurions osé les contredire, ni même mettre leur parole en doute, ce qui s'appelle le respect.

Déjà 3 jours que le vent souffle et à part quelques branches d’arbres cassées, rien de plus.

Au matin du 4ème jour la mémé semblait bien soucieuse et demanda à la famille de ne pas envoyer les enfants à l’école. Bien sûr pas question d’obtempérer, elle avait parlé.

Moins d’une heure après nous avons quitté la maison car le vent était devenu si violent qu’on tenait à peine debout. Tout autour de nous on voyait voler des tôles ondulées en aluminium (les toits des maison…) et les arbres tombaient.

Pas de maison en ciment à proximité, le seul et unique refuge possible : de gros tuyaux en béton, prévus pour détourner une petite rivière qui nous pose de gros problèmes en cas d’orage. Nous allons passer toute la journée à l’intérieur de ces tuyaux, en faisant barrage aux trombes d’eau avec nos vêtements pour éviter que l’eau ne s’engouffre trop à l’intérieur. Quant à la doyenne, elle priait à voix haute.

Vers 19 h nous avons rejoint nos maisons, et là, surprise, plus rien, juste un gros tas de planches et l’arbre sous lequel nous avions l’habitude de nous mettre à l’ombre, couché dessus. A ce moment là, entre deux prières, elle s’adressa à nous : « bon, et maintenant personne ne pleure ».

Nous avons extirpé quelques tôles pour fabriquer une sorte de cabane, et nous nous y sommes endormis.

Dans notre quartier 10 personnes sont décédées.

Nous avons eu la visite de Nida et Baby, et nous sommes allés rencontrer les filleuls de l’association dont fait partie ma petite sœur. En une demi journée nous avons fait le point ensemble ; ils se sont aperçus que certaines maisons avaient déjà été un peu réparées, et ils nous ont promis que nous retrouverions des maisons identiques à celles que nous avions avant, voire même mieux.

Chaque fois qu’on les remerciait ils nous expliquaient que ce sont des gens de France qui avaient donné de l’argent pour nous aider. On aimerait tant vous voir tous un jour pour vous dire Thank you !

Marie-Anne.

Ce message a pû être rédigé avec la complicité de Nida. La semaine prochaine je reprendrai la plume pour vous donner le 1er rapport moral et financier des premières actions menées ici. Merci à tous et à très bientôt sur le blog.

Baby

Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne

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Publié le par Mimi

Après le message de Nida hier, c'est au tour de Momo de nous donner des nouvelles du "front". Je vous le transmets sans plus tarder :

" Bonjour,je suis aux philippines depuis le 15 novembre sur l' île de Cebu.

Cette année encore grâce aux manifestations du 14 juillet et du 15 août,j ai encore pu continuer mon aide à un orphelinat ,avec le concours de Jhona ,qui m'apporte une aide très précieuse. Ce jour ,déjà trois livraisons pour ces petits qui ne sont nés que pour être abandonnés.alors je,leur donne un peu de bonheur ,en leur offrant pour soulager leur souffrance ,quelques médicaments pour le plus grand plaisir de tout le staff de cet établissement et de leur infirmières.

Un grand merci à tous les bénévoles ,qui me permettent de réaliser mon projet."

A bientôt pour d'autres infos !

Mimi

Message de Momo
Message de MomoMessage de Momo

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Bonjour, amis de France,

Le vendredi 8 novembre 2013 à 7h du matin, le maire, ses conseillers, et les instituteurs de mon village sont passés dans chaque famille, nous prévenant de quitter notre maison tout de suite, nous avertissant qu’un énorme typhon arrivait.Nous n’avons pas hésité une minute, car en 2006 beaucoup de nos maisons avaient été détruites.

Tous les enfants, qui allaient partir à l’école, sont partis en avance et ont été accueillis par leurs instits.

Quant à nous, les parents, on s’est tous retrouvés dans la nouvelle mairie (qui comme l’école est en ciment) qui est vite devenue une énorme boîte à sardines, car on s’est tous allongés parterre.

On commençait à trouver le temps long, quand tout à coup les lumières se sont éteintes, et on s’est retrouvé pratiquement dans le noir car les fenêtres étaient fermées avec des planches.

Vers 11h du matin tout s’est mis à trembler, un bruit énorme qui n’arrêtait pas, et on entendait les pleurs des tous petits que les mamans essayaient de rassurer. Par moment le vent se calmait et on entendait tout près les enfants de l’école qui chantaient, accompagnés des instits, qui avaient trouvé la parade pour les rassurer.

Ça a duré jusqu’à la nuit, et vers 8 h du soir nous avons pu rentrer chez nous, et pour beaucoup constater les dégâts.

Trois jours plus tard le gouvernement nous a fait cadeau de 3 sardines séchées, 3 kg de riz, 2 doses de café de 2 grammes, 3 paquets de biscuits et 1 litre d’eau minérale…pour notre famille de 6 personnes.

Le 30 décembre nous avons retrouvé l’électricité …..et un sac de 50 kg de riz provenant d’un don du Vietnam. Nous avons eu de la chance car nous l’avons gagné au tirage au sort car il y n’y avait que 100 sacs pour 650 familles.

1000 sacs de riz ont été ainsi distribués dans la région.

Notre deuxième chance a été de pouvoir joindre Baby qui était à Manille et qui me disait qu’il serait avec nous pour le jour de l’an pour manger le traditionnel plat de spaghettis !

Quand Baby est arrivé nous avons passé la journée à rencontrer les familles que l’on allait aider à réparer leur maison.

Quelle bonne surprise ! Vous avez été nombreux à vouloir nous aider !

MERCI, SALAMAT, THANK YOU !!

Avec l’électricité nous venons de découvrir à la télé que d’autres régions ont été touchées.

ENCORE MERCI, BIG BISOUS, I LOVE YOU

Ce soir il y a 9 petits lézards qui mangent les moustiques au plafond autour de la lampe, c’est signe de bonheur pour l’avenir……

Message de Nida
Message de NidaMessage de Nida
Message de Nida

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Sur la petite île de CAMIGIN est né il y a maintenant plus de 80 ans un petit homme ; en pleurant, comme nous tous, mais lui au moins savait pourquoi...

Quand on arrive au monde dans une cabane en planches au milieu d’un marais et que l’on vous dit que vos parents ont vraiment un énorme penchant pour l’alcool, le départ dans la vie ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Bien sûr, les amis essaient de vous consoler en vous racontant qu’il y a près de 2000 ans quelqu’un est né dans une étable et qu’on parle encore de lui aujourd’hui, mais cela ne suffit pas, surtout quand on décide de vous attribuer le même prénom que le chat du voisin et que ce dernier se nomme Titi. Ensuite, un peu de lait de la mère, mais très vite vous allez voler les fonds de verres sur la table, (surtout si personne ne vous en empêche !) et voilà qu’après quelques années vous vous retrouvez dans la même situation que vos géniteurs...

Malgré ces "petits" handicaps Monsieur Titi va survivre avec ses deux frères et une fois de plus une petite lueur d’espoir apparait, car notre ami, ainsi que le reste de la famille, a un véritable don pour la musique. Mais avec ce penchant pour l’alcool il est difficile de « monter sur les planches ».

Alors, non découragé; il se réfugie dans une église, et y rencontre un public d'un certain âge (pour ne pas dire un âge certain), et notre ami a beau s’acharner sur sa guitare il n’arrive pas à enflammer la salle. Alors il décide de créer son propre orchestre avec ses frères. Mais qui dit groupe dit répétitions, et là tout naturellement on va se désaltérer, et chaque fois cela se termine par une "dégustation" d’alcool.

Monsieur Titi est invité dans quelques soirées ou mariages et cela se termine toujours de la même façon, étant donné que la boisson est gratuite. Un certain mépris finit par s’installer pour cet homme qui devient vraiment insupportable quand il a trop bu.

Comme il n’a pas d’enfants pour l’aider sur ses vieux jours il doit continuer a grimper en haut des cocotiers pour en cueillir les fameux fruits, qui sont le premier revenu du pays.
A maintenant 82 ans ce travail oh combien dangereux n’a pas l’air de l’effrayer outre mesure.

Quand j’ai rencontré cet homme quelque peu marginalisé il ne m’a parlé que de la fête de Saint Roque célébrée le jour du 15 août ici. Et moi de lui répéter que le 15 août il n’y a que 2 fêtes mondialement connues ce sont la fête d’Aussois (le village de haute Maurienne qui m’a adopté) et bien sûr la farfouille de Briord organisée par mon ami Momo avec toute son équipe au profit de l’association IBAB.

Laissons pendant quelques lignes notre histoire pour nous intéresser à la fête de notre saint. Je vous avais dans mon livre parlé de cette petite île où la vie des autochtones ici est très difficile. Mais un jour par an donc, pour cette fameuse fête toutes les portes s’ouvrent pour accueillir parents, amis, et même toute personne étrangère de passage sur l’île. Dans chaque maison on vous fera manger du cochon, heureusement à toutes les sauces, très différentes les unes des autres.

Dès la fête passée la population va racheter un tout petit porcelet qu’ils vont élever pour l’année suivante. Mais cette fête n’est pas qu’un énorme festin gratuit, c’est aussi une immense parade des écoles, des associations, des groupes de danseurs.

Le clou de cette journée festive est la présentation de la reine de beauté de l’île, sur un char tiré par un buffle peint en blanc. Cette pauvre demoiselle est tellement maquillée que ça l’empêche pratiquement de sourire mais si la joie n’illumine pas son visage d’ange, la cause en est notre ami Titi.

Je vous explique (oh non ce dernier se comporte bien, même très bien.)

Du haut de son trône notre petite reine domine du regard la foule qui applaudit mais ne la regarde pas : tous les regards d’admiration se dirigent déjà vers le char suivant ou trône Monsieur Titi comme les gens l’appelle le jour de la Saint Roque.

Bien sûr il n’est pas seul, il est avec sa guitare et ses frères. Mais c’est lui que l’on interpelle. C’est à ce monsieur à la chemise blanche et qui sent la brillantine que l’on crie « Bravo Monsieur Titi ! » peut être pour le remercier de sa soixantaine de défilés ou alors y a-t-il seulement ce jour dans l’année de vrais connaisseurs de musique !

Ce qui est sûr d’après les témoins c’est que notre ami ne voit même pas la foule : il joue de la guitare en dansant pendant plus de trois heures toujours les yeux fermés sous une énorme chaleur et ne boit que de l’eau !
Que peut penser cet homme ? (rejeté certainement à juste raison par moments), que peut il ressentir en vivant ces instants si intenses ? Je ne vous donnerai aucune réponse car je me garderai bien de demander a Monsieur Titi qu’il me définisse ce qu’est le paradis !

Ce que je peux affirmer pratiquement sans me tromper c’est que le soir en s’endormant dans sa petite maison en planches il y a un homme qui doit toujours entendre résonner dans sa tête « bravo Monsieur Titi ! ».

Le drôle de destin de Monsieur Titi
Le drôle de destin de Monsieur Titi
Le drôle de destin de Monsieur Titi

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Pour commencer l'année en beauté, Baby nous offre une très belle histoire, sa rencontre avec ,ELMA la petite BADJAO. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à la transcrire !

14 heures que je suis dans ce bus, 350 km sur des routes défoncées et enfin j’arrive. Je n’ai qu’une envie, me cacher dans un coin et ne plus entendre aucun bruit, mais à ce moment là derrière moi une musique, disons plutôt un bruit de casseroles.

Je me retourne et tout près de moi je vois une petite fille qui tape sur des boites de conserves et qui danse les yeux fermés.

Je m’assois sur ma valise et ne bouge plus, comme hypnotisé par cette nouvelle venue.

Je suis en présence d’une petite Badjao, la peste pour un photographe.

Les Badjaos, de religion musulmane, acceptent très rarement de se laisser prendre en photo. Alors avec votre permission nous allons nous laisser bercer par cette musique et aller à la rencontre de cette ethnie.

Il y a plusieurs siècles voir millénaires que ces gens vivent sur l'eau, ou pour être plus précis sur les mers et les océans.

Très souvent en petits groupes, cette population construit des petites maisons en bambou sur des blocs de coraux et vit de pêche et surtout à ma connaissance de cueillette de perles sauvages, bien sûr aux Philippines, mais on retrouve également les Badjaos dans les mers du sud asiatique et jusqu'à Tahiti.

Alors vous allez me demander pourquoi on les rencontre en train de taper sur des casseroles pour survivre ? Malheureusement peut-être à cause des changements climatiques ; typhons et raz de marée se succédant, ils furent dans l'obligation de quitter leur lieu de vie mais en arrivant sur la terre ferme plusieurs problèmes se sont imposés à eux : la langue du pays qu’ils ne connaissent pas, et cette population n’étant jamais allée à l’école ne sait ni lire ni écrire.

De nos jours on les retrouve errant dans les grandes villes, survivant de mendicité et dormant sur les trottoirs ; ils sont méprisés par la police qui les repousse en dehors des villes. Automatiquement ce sont toujours les jeunes femmes avec un bébé dans les bras qui ont le plus de succès pour récolter quelques pièces.

Donc je me retrouve devant cette petite fille qui maintenant en rajoute un refrain car elle s’est bien aperçue qu’elle a un admirateur et de surcroît étranger ! Tout doucement un petit groupe de voyageurs se forme autour de moi, et alors là nous avons droit à un vrai concert !

Au bout de quelques minutes la petite suant de tout son corps se retrouve devant moi le public s’étant éclipsé avant la fin pour ne pas lui glisser même une petite pièce.

Je lui tends quelques pesos, certainement la même recette d’une journée de concert normale.

Je lui demande de la photographier, elle refuse gentiment mais me fait signe de l’attendre ici prétextant son retour imminent.

Mon attente est de courte durée et j’aperçois ma copine accompagnée de sa grande sœur bien sûr avec un rejeton dans les bras ; la grande soeur accepte la photo de famille et la petite me quitte avec un immense sourire, j'arrive à comprendre quelle s'appelle Elma.

Il ne va pas se passer un jour où je ne vais pas regarder Elma dans mon ordinateur, et à chaque fois espérer une nouvelle rencontre, vu que je dois transiter par cette gare routière dans quelques jours.

Je fais part de cette rencontre à une amie (Janeth, qui deviendra plus tard, mais je ne le sais pas encore, « bras droit » de I.B.A.B.), qui décide de m’accompagner pour faciliter cet entretien car j’ai bien l’intention de ramener ce petit bout de chou en France….. en photo bien sûr.

Comme quoi même dans un lieu aussi sinistre et pollué qu'une gare routière philippine, on peut se sentir très heureux, et tout de suite je cherche du regard Elma. Mais les minutes passent et je n’aperçois toujours pas mon petit génie de la musique et l’on se met à questionner les vendeurs, les chauffeurs, les mendiants et même ceux qui ne mendient pas.

Quelques instants plus tard nous sommes récompensés car dans la famille Badjao quand je demande la fille on me ramène la mère.

Ce n’est pas si mal mais cette dernière m’annonce qu’Elma se produit sur le parking d’un supermarché à la périphérie de la ville et qu’il y a une certaine distance.

J’aurais vraiment aimé que vous ayez pû être du voyage pour voir la tête du chauffeur de taxi quand se sont engouffrés plusieurs badjaos dans son auto ; mais comme que je les accompagnais et qu’ il était sûr d’être payé, il n’a rien dit, et a même souri.

L’arrivée fut aussi sympa quand mon amie s’est adressée aux badauds et leur à demandé de localiser Elma, que j’étais son PAPA et que mon souhait était de la retrouver.

Et là, quelque chose d’extraordinaire se passe : on aurait dit que tout le monde la cherchait et son nom était scandé de partout.

Même les policiers en faction se mirent à sa recherche et tout à coup j’entends le nom de ma princesse à la sono du supermarché.

Ce qui était dommage c’est qu’elle ne compris pas le message : « qu’un

américain (on a tous cette nationalité ici si l'on est blanc) recherchait une petite mendiante ».

Les minutes s’écoulent, la vie reprend son cours autour de nous, et je me retrouve bientôt seul avec mes pensées malgré la présence de Janeth ; comment retrouver ma copine dans une ville de 5O OOO habitants ? Et c’est le cœur gros que nous reprenons la direction du terminal, et chemin faisant j’entends au milieu de la circulation cette musique inoubliable, ce bruit de casseroles que je reconnaîtrais entre mille. La petite musicienne me reconnaît, se met à zigzaguer dans un concert de klaxons et me saute au cou. Elma ne saura jamais qu’aujourd’hui elle fut une petite vedette pendant quelques minutes.

Mais une chose est certaine je me souviendrai très longtemps du moment où j’ai voulu acheter un gâteau à ma « fille » : cette dernière a refusé en m'expliquant par gestes qu’avec cet argent elle préférait que je lui achète du riz.

J’ai intitulé cette rencontre « Elma la petite Badjao » mais j’aurais aussi bien pu l’intituler « La petite fille qui ne mange jamais de gâteaux ».

Merci à JANETH de m’avoir aidé à retrouver Elma.

ELMA la petite BADJAO
ELMA la petite BADJAO

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