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IBAB - Humanitaire aux Phillipines - Le blog de Baby

Publié le par Mimi

Dans notre article du mois d’avril je vous avais parlé de mon projet de faire descendre les lolas locales à la maison pour une rencontre avec May May.

C’est chose faite ! Voici des photos qui témoignent de leur physionomie attachante, mais surtout de leur envie de participer à cette réunion qui a égayé pour un jour leur quotidien.

Elles avaient mis leurs plus beaux habits pour descendre de leur montagne, et certaines venaient de très loin, parfois à 3 h de marche. Arrivées bien avant l’heure, elles ont fait connaissance de May May en attendant le poulet Adobo que Janeth leur avait mijoté.

Et ne croyez pas, en voyant deux lolas assises à même le sol, que j’ai failli à mon hospitalité, car ces deux là ont insisté pour manger parterre, n’ayant jamais mangé « à table » de toute leur vie.

La journée s’est terminée en beauté par un concert improvisé avec un instrument dont vous verrez très bientôt les photos.

A très bientôt donc !

Nos "lolas" rencontrent May May
Nos "lolas" rencontrent May MayNos "lolas" rencontrent May MayNos "lolas" rencontrent May May
Nos "lolas" rencontrent May MayNos "lolas" rencontrent May May
Nos "lolas" rencontrent May MayNos "lolas" rencontrent May MayNos "lolas" rencontrent May May

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Publié le par Baby

Il ne se passe pas un mois sans que l’on entende une voiture équipée d’une sono qui nous annonce l’arriver d’un typhon.

Ici nous vivons avec, et pourtant beaucoup de touristes du monde entier viennent ici en vacances pour profiter de nos merveilleuses plages. Même l'ancien dictateur Ferdinand MARCOS séjournait très souvent ici. Il avait même fait construire un musée où sont entreposés tout les cadeaux reçus pendant sa trop longue présidence.

« Toute la nuit comme très souvent il a beaucoup soufflé et quand le jour s’est levé nous avons été très surpris par les couleurs du ciel d’une couleur noire inhabituelle.

Au moment que je refermais la porte celle-ci s’est arrachée et j’ai vu le ciel, très grand, le toit était parti lui aussi. L’eau envahissait la maison et la j’ai compris que la grande digue de l’aéroport avait dû céder à moins d’un km d’ici.

Mikael mon fils a grimpé sur mon dos et avec de l’eau jusqu'à la taille je me suis extirpée de la maison.

Mon mari n’étant pas rentré de la nuit à cause de ses nombreuses fêtes avec ses copains. Je ne savais pas a ce moment la que je ne le reverrais que plusieurs jours plus tard, à la morgue.

En sortant j’ai entendu mes deux sœurs crier ; elle étaient accrochées à un gros bananier arraché qui flottait ; nous l’avons serré dans nos bras et à ce moment la une énorme vague est arrivée. On s’est senti projeté en avant avec notre arbre et nous avons filé comme les surfeurs que l’on va voir le dimanche sur la plage. Tout autour de nous des cris de personnes qui demandaient de l’aide dans une eau qui transportait de tout.

Les maisons s’écroulaient sous la force de la vague, en créant d’énormes tourbillons et l’on apercevait des gens qui disparaissaient, comme aspirés.

Au bout de quelques minutes nous avons été bloqué par d’énormes barres de fer et nous nous sommes agrippés ; peut être moins d’une heure après l’eau a commencé à se retirer et l’on s’est aperçu que l’on était bloqué sur un toit, dans la charpente métallique. »

Ici s’arrête le message que j’ai pu recueillir. 5 mois plu tard CHLORSTECLIN est toujours très traumatisée, son petit encore plus ; il ne la quitte jamais et se met à hurler dès qu’il ne la voit pas.

Elle vit maintenant dans une petite cabane en planches construite par la mairie, avec ses 2 sœurs, veuves elles aussi depuis ce jour de novembre.

Depuis que suis revenu fin décembre aux PHILIPPINES avec Nida et Janeth nous avons pu réaliser une trentaine de projets et d’autres sont en cours grâce à votre générosité. Bien sûr on reparlera de tout ceci très bientôt.

Dans les premiers jours de mai j’enverrai à la centaine de donateurs une liste détaillée de toutes les personnes qui on pu bénéficier de cette aide exceptionnelle au vu de leur situation.

A très bientôt. Baby

* Message traduit par un ami de CHLORSTECLIN qui a travaillé à Toulouse pendant plusieurs années.

Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines
Message de Chlorsteclin, jeune maman rescapée du typhon Yolanda à Tacloban, Philippines

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Ce jour du 2 avril May May est allée une fois de plus accompagnée de Janeth passer des examens très approfondis de son petit cœur qui ne fonctionne que grâce à un traitement très lourd.

Mais d'après la cardiologue son état est stationnaire et elles ne se reverront maintenant que tous les 3 mois si aucun problème ne survient pendant ce trimestre.

Le plus dur pour elle et pour moi c'est de me voir partir tous les matins en randonnée en montagne car pour elle c’est interdit. Elle voudrait bien voir elle aussi ces mémés dont je lui parle chaque fois que je rentre.

Avant mon retour en France à la fin du mois nous avons un projet de faire descendre ces Lolas à la maison pour organiser cette rencontre ; bien sûr vous aurez des images.

Autre bonne nouvelle pour notre petite protégée, ce sont ses résultats scolaires, qui lui donne le droit d'aller au lycée au mois de juin, vu que l'école ici est terminée depuis quelques jours maintenant.

je vous joins une photo que j'ai faite à la remise des diplômes et beaucoup de personnes présentes, parents et amis, ont partagé mon émotion qui était grande croyez moi.

A très bientôt mes amis et encore merci pour tout.

Baby

 

DE BONNES NOUVELLES DE MAY MAY

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Depuis plusieurs semaines je tente de vous expliquer comment on vit ici dans ce merveilleux pays, mais on peut plutôt parler de survie pour une partie de la population. Ce qui est primordial c’est de pouvoir se coucher le ventre plein, ou au mieux pas tout à fait vide…

Alors nos amis philippins vont inventer de nouveaux petits boulots car ici les allocations chômage sont inexistantes et la retraite de même.

En parcourant les rues des grandes villes on va pouvoir se faire vernir les ongles sur le trottoir, ou se faire couper les cheveux et se faire épouiller…

Toujours dans la rue, un petit massage à l’huile locale mais attention, ne jamais payer la prestation avant la fin car votre masseuse peut se sauver après ne vous avoir massé qu’une seule jambe ! (j’ai personnellement été la victime d’une masseuse pressée…).

Cela va être aussi la vente de toutes sortes de produits, de nombreux fruits (tous aussi succulents les uns que les autres), quelques mètres plus loin la vente de lapins, chiots, lézards géants, petits singes, serpents et bien sûr poissons, coquillages et crustacés.

On n’échappera pas non plus à nos Amis Badjao, vendeurs de perles sauvages. Un régal pour les yeux des collectionneurs de cailloux : de multiples soit-disant pierres précieuses, demi précieuses voire même pas précieuses du tout.

Ce qui me semble bien spécifique à ce pays c’est la vente de colliers de petites fleurs odorantes nommées Sanpaguita que l’on va retrouver autour du cou de tous les saints de la religion chrétienne.

Puisque nous abordons le sujet, parlons d’églises. Autour de ces dernières gravite toute une population prête à vous vendre des choses inimaginables, plantes aromatiques ou miraculeuses, voir même sur beaucoup de stands une plante que les femmes peuvent consommer pour interrompre une grossesse, tout ceci a quelques mètres de la porte du lieu saint….et des cartomanciennes de partout avec du travail jour et nuit car il me semble que dans ce pays on ne dort jamais.

Pour en venir a l’histoire de notre Monsieur, dirigeons- nous vers le sud du pays dans une petite ville nommée ESPERANZA ou je me suis arrêté quelques jours pour me reposer (cela m’arrive de temps à autres).

Je rends visite a Honelette, une amie qui vient d’ouvrir une petite « cantine » ; ce mot a tout de même un lien avec la cantine de chez nous car ici cela signifie installer un petit magasin dans un centre scolaire.

On y trouve stylos, crayons de couleur , feuilles de papier, cirage, craies, enveloppes, et tout autres produits scolaires, ainsi qu’une multitude de produits qui vont très souvent servir de repas tels que bonbons, petits gâteaux secs, bananes grillées, riz cuit à l’eau, sans oublier des boissons gazeuses mais surtout de l’eau conditionnée dans un petit sachet plastique ce qui est moins cher pour l’étudiant.

Je me suis permis de sortir un petit peu de notre sujet pour mieux vous situer la scène qui va suivre : me voilà aux environs de midi installé sur un banc devant la cantine en train de finir mon assiette de riz lorsque je vois débarquer dans la cour de l’école un vieil homme avec un sac plastique sur le dos. Chez nous on nommerait un tel personnage un mendiant, et ma première pensée fut qu’il allait demander quelque chose à manger à la responsable de la maison.

Je cherche une pièce dans ma poche car je viens de m’apercevoir que mon amie vient de vendre à une institutrice le restant de son assiette de riz. Tout naturellement le nouvel arrivant s’installe sur mon banc et me fait signe qu’il ne mendie pas. J’ignore encore à cet instant que je suis en présence de monsieur MONTATICHIO comme il est nommé ici.

Je quitte ma place pour faire quelques photos souvenirs pour mon amie et en me retournant j’ai la surprise de me rendre compte qu’un petit attroupement d’étudiants s’est formé autour de lui, au point que je ne distingue pas tout de suite son activité.

A cet instant Honelette m’a rejoint et éclate de rire en voyant ma tête quand enfin je découvre le fameux travail de Mr MONTATICHIO.

Ce Monsieur parcours les centres scolaires pour lire les lignes de la main des élèves,(ces derniers ayant une moyenne d’âge d’ environ 13 ans) et comme tout travail mérite salaire le Monsieur demande une contribution qui pour une minute est équivalente au prix d’un bonbon.

Cette situation n’a pas l’air de gêner Honelette, pourtant il me semble que c’est un manque à gagner pour elle.Elle me rassure en m’expliquant que dès que la cloche sonne c’est une volée de moineaux qui va retrouver les bancs de l’école, rassurée sur son avenir. Une fois de plus elle répond à mon regard interrogateur en m’indiquant que ce Monsieur va se faire un bon casse croûte préparé par la cantinière et si le salaire est à la hauteur de ses espérances il emportera en plus quelques friandises, et, cerise sur le gâteau elle a droit a une consultation gratuite, et moi aussi !

C’est la première fois de ma vie que j’accepte ce genre de situation mais là il m’était difficile de refuser pareille offre…Je lui tends donc la main (laquelle vient d’avoir une sérieuse opération) et notre ami m’annonce que j’ai eu des problèmes de santé cette année mais que cela va s’arranger. Merci me voilà vraiment rassuré.

Revenons à des choses un peu plus sérieuses ; je m’adresse maintenant à vous enseignants français : quelle serait votre réaction si un personnage de ce genre s’introduisait dans la cour de vos établissements ?

Si cela ne vous pose pas de problème invitez moi à faire des photos !

Durant mes 35 voyages dans ces îles j’ai rencontré beaucoup de personnes marginalisées mais je pense que je ne suis pas près d’oublier la rencontre avec Mr MONTATICHIO.

Merci Honelette !.

A bientôt mes amis

Baby

Le métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO

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Publié le par Baby

Après le reportage sur le rôle des mémés dans l'histoire des Philippines, un petit reportage sur les pépés.

Eux aussi ont leur place dans la fratrie, mais pas de la même manière.

Cette génération n'a connu qu'une seule chose, le travail, et ce tous les jours de l'année et dans des conditions très difficiles, devant souvent supporter d'énormes chaleurs et des pluies torrentielles. Mais ce n'est rien face aux guérillas (surtout dans le sud du pays) qu'ils ont connues toute leur vie contre des gens qui ne partageaient pas la même religion.

S'il est très facile de rencontrer des mémés, il n'en est pas de même avec les pépés.

Quand je rencontre cinq "lolas", je vais peut-être rencontré un seul pépé. La plupart ont disparu pour cause de maladie (tuberculose, ulcère d'estomac, ou plus bizarrement diabète). De plus, il faut bien l'avouer, se faire prendre en photo n'est pas un réel plaisir pour eux.
Mais j'ai bien l'intention de faire un reportage photo sur ces couples tellement attachants. Alors peut-être reparlerons-nous bientôt des mémés et de leur compagnon.

A très bientôt les amis.

Baby

Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !

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Publié le par Baby
Les "lolas"

Pour les grand-mères philippines pas de maison de retraite, ni de club du troisième âge et encore moins de sorties en bus ou vacances quelles qu'elles soient.

Pour la plupart elles vivent toute leur vie ou elles sont nées et finissent leur vie dans le cocon familial surtout dans les campagnes en province comme ils disent là- bas à la capitale.

Dans beaucoup d’habitations il est plus que fréquent d'apercevoir en passant un hamac souvent occupé par un membre de la famille.

Et bien en 23 ans de voyages je n'ai à ce jour jamais surpris une mémé qui profitait de ce lit de fortune. Bien sûr je me suis renseigné mais on m'a répondu que ce n'est pas bon pour leur dos...

Alors vous pensez peut-être que nos mémés restent à côté de nos dormeurs pour surveiller qu'il ne tombent pas ?

Et bien non elle travaillent, et bien souvent toute la journée et tout les jours de la semaine (enfin presque car on les retrouve souvent à la messe du dimanche matin, c'est à dire un petit break d'une heure...).

J'ai rencontré ces dames dans tous les travaux de la terre : plantation du riz, du mais et de tous les légumes, désherbage et cueillette. Sans oublier le ramassage du bois qui sert à faire bouillir la marmite de riz.

Et ensuite allez-vous me dire ? Et bien un autre travail les attend à la maison qui, pour elles, est un grand bonheur : elles s'occupent des enfants, des petits enfants et des arrière petits enfants sans oublier ceux de l'entourage.

Ce bonheur elles le transmettent à toute la fratrie et c'est très rare d'entendre un enfant hurler ou faire un caprice ; j'ai l' impression que nos mémés leur parlent avec douceur à ces petits et ce qui m’étonne le plus c'est que même quand les enfants grandissent il reste entre eux une énorme complicité.

Et c'est ainsi qu'il n'est pas rare de rencontrer des adolescents qui passent des heures voir des journées entières avec leur mémé ou mémé d'adoption.

Même si elles décidaient d'une autre vie cela me paraitrait impossible à réaliser car ces personnes n'ont aucun revenu ni retraite et encore moins de couverture sociale quelle qu'elle soit.

J'ai choisi quelques photos parmi les centaines que j'ai faites ici car pour moi elle sont un peu la mémé que je n'ai jamais eu la chance d'avoir....

Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"

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Publié le par Mimi

Cette nouvelle démarche généreuse fait suite à une longue amitié qui lie un des responsables de cet établissement a Baby.

Dès que l'association IBAB se trouve devant un gros projet le C.E vient a son secours sans que cette dernière demande quoi que ce soit.

Ils sont déjà intervenus pour l’installation électrique d'un village et furent également d'un grand secours pour les soins de la petite ANALY grièvement brûlée

Baby a déjà distribué 35 sacs de riz dans le sud du pays fin janvier et encore 15 autres sacs vont être distribués dans les semaines a venir dans une autre région du pays.

Un grand merci a cette équipe dont Michel est le pilier et Baby a bien l'intention de le recevoir très bientôt

L’équipe I.B.A.B

50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES

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Publié le par Mimi
Rapport moral et financier : première intervention après le typhon aux philippines du 8 novembre 2023

Bonjour à tous

Avec le support de la télévision et de la population d'Aussois, avec nos fidèles amis Agnès, Joëlle et Michel, et bien sûr nos amis de longue date, et de nouvelles personnes inconnues nous avons réussi notre projet de récolter des fonds pour venir en aide a nos amis philippins.

Mon projet de repartir dès début décembre fut un instant reporté, étant donné qu'il m’était tout simplement impossible de reprendre l'avion suite à de gros problèmes de santé.. . J'ai pu enfin partir fin décembre sans trop en parler à mes docteurs….

J’ai pu changer l'argent que l'on m’avait confié en seulement un jour, ce qui m’a permis d'être parmi nos amis pour le jour de l'An. Nous avons fêté cette année bien calmement, leur plus grande joie étant d’avoir retrouvé la fée électricité la veille, après pratiquement 2 mois dans le noir.

Beaucoup de demeures avaient déjà été réparées, car ici aucune assurance ne couvrant le moindre frais ils n'attendaient aucune aide de quiconque. Les matériaux des maisons les plus endommagées ont servi à remettre les voisins à l’abri.
Quand je suis arrivé, leur seul souhait était de savoir si l’on pouvait les aider pour l’achat de matériaux car la plupart avaient l’intention de reconstruire eux-mêmes leur habitation.

A ce jour nous avons remis nos amis à l’abri, notre centre médical et pratiquement remis en état et les médicaments sont sur le point d’être livrés !

(Soyez fidèles à notre blog, un reportage sur cet établissement est prévu pour bientôt).

Nous avons également acheté 1600 KG de riz.

Pour celles et ceux qui découvriraient aujourd’hui notre blog, je viens de parler dans ce message de nos amis philippins ; Il s’agit des familles au sein desquelles nous parrainons un enfant.

Bien sûr même avec une vraie fortune on ne pourrait aider ce pays en détresse. J’ai parcouru près de 200 km en bus et tout le long de la route je n’ai vu que désolation !!!

A ce jour le montant des dépenses s’élève a 4897 €

Une fois de plus encore merci et a très bientôt pour d’autres nouvelles.

Baby

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Publié le par Mimi

Témoignage de Marie-Anne (étudiante à l’école de Police), village de Passi.

 

Depuis 3 jours on entendait des informations qu’un typhon arriverait sur l’île de Panay, et depuis autant de temps ma grand-mère nous répétait qu’elle avait vu des centaines de typhons, tornades et tremblements de terre, sans avoir eu à bouger de chez elle, et qu’elle était toujours vivante.

Dans notre pays les anciens sont sacrés et à aucun instant nous n'aurions osé les contredire, ni même mettre leur parole en doute, ce qui s'appelle le respect.

Déjà 3 jours que le vent souffle et à part quelques branches d’arbres cassées, rien de plus.

Au matin du 4ème jour la mémé semblait bien soucieuse et demanda à la famille de ne pas envoyer les enfants à l’école. Bien sûr pas question d’obtempérer, elle avait parlé.

Moins d’une heure après nous avons quitté la maison car le vent était devenu si violent qu’on tenait à peine debout. Tout autour de nous on voyait voler des tôles ondulées en aluminium (les toits des maison…) et les arbres tombaient.

Pas de maison en ciment à proximité, le seul et unique refuge possible : de gros tuyaux en béton, prévus pour détourner une petite rivière qui nous pose de gros problèmes en cas d’orage. Nous allons passer toute la journée à l’intérieur de ces tuyaux, en faisant barrage aux trombes d’eau avec nos vêtements pour éviter que l’eau ne s’engouffre trop à l’intérieur. Quant à la doyenne, elle priait à voix haute.

Vers 19 h nous avons rejoint nos maisons, et là, surprise, plus rien, juste un gros tas de planches et l’arbre sous lequel nous avions l’habitude de nous mettre à l’ombre, couché dessus. A ce moment là, entre deux prières, elle s’adressa à nous : « bon, et maintenant personne ne pleure ».

Nous avons extirpé quelques tôles pour fabriquer une sorte de cabane, et nous nous y sommes endormis.

Dans notre quartier 10 personnes sont décédées.

Nous avons eu la visite de Nida et Baby, et nous sommes allés rencontrer les filleuls de l’association dont fait partie ma petite sœur. En une demi journée nous avons fait le point ensemble ; ils se sont aperçus que certaines maisons avaient déjà été un peu réparées, et ils nous ont promis que nous retrouverions des maisons identiques à celles que nous avions avant, voire même mieux.

Chaque fois qu’on les remerciait ils nous expliquaient que ce sont des gens de France qui avaient donné de l’argent pour nous aider. On aimerait tant vous voir tous un jour pour vous dire Thank you !

Marie-Anne.

Ce message a pû être rédigé avec la complicité de Nida. La semaine prochaine je reprendrai la plume pour vous donner le 1er rapport moral et financier des premières actions menées ici. Merci à tous et à très bientôt sur le blog.

Baby

Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne
Témoignage de Marie-Anne

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Publié le par Mimi

Après le message de Nida hier, c'est au tour de Momo de nous donner des nouvelles du "front". Je vous le transmets sans plus tarder :

" Bonjour,je suis aux philippines depuis le 15 novembre sur l' île de Cebu.

Cette année encore grâce aux manifestations du 14 juillet et du 15 août,j ai encore pu continuer mon aide à un orphelinat ,avec le concours de Jhona ,qui m'apporte une aide très précieuse. Ce jour ,déjà trois livraisons pour ces petits qui ne sont nés que pour être abandonnés.alors je,leur donne un peu de bonheur ,en leur offrant pour soulager leur souffrance ,quelques médicaments pour le plus grand plaisir de tout le staff de cet établissement et de leur infirmières.

Un grand merci à tous les bénévoles ,qui me permettent de réaliser mon projet."

A bientôt pour d'autres infos !

Mimi

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