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IBAB - Humanitaire aux Phillipines - Le blog de Baby

Publié le

Depuis plusieurs semaines je tente de vous expliquer comment on vit ici dans ce merveilleux pays, mais on peut plutôt parler de survie pour une partie de la population. Ce qui est primordial c’est de pouvoir se coucher le ventre plein, ou au mieux pas tout à fait vide…

Alors nos amis philippins vont inventer de nouveaux petits boulots car ici les allocations chômage sont inexistantes et la retraite de même.

En parcourant les rues des grandes villes on va pouvoir se faire vernir les ongles sur le trottoir, ou se faire couper les cheveux et se faire épouiller…

Toujours dans la rue, un petit massage à l’huile locale mais attention, ne jamais payer la prestation avant la fin car votre masseuse peut se sauver après ne vous avoir massé qu’une seule jambe ! (j’ai personnellement été la victime d’une masseuse pressée…).

Cela va être aussi la vente de toutes sortes de produits, de nombreux fruits (tous aussi succulents les uns que les autres), quelques mètres plus loin la vente de lapins, chiots, lézards géants, petits singes, serpents et bien sûr poissons, coquillages et crustacés.

On n’échappera pas non plus à nos Amis Badjao, vendeurs de perles sauvages. Un régal pour les yeux des collectionneurs de cailloux : de multiples soit-disant pierres précieuses, demi précieuses voire même pas précieuses du tout.

Ce qui me semble bien spécifique à ce pays c’est la vente de colliers de petites fleurs odorantes nommées Sanpaguita que l’on va retrouver autour du cou de tous les saints de la religion chrétienne.

Puisque nous abordons le sujet, parlons d’églises. Autour de ces dernières gravite toute une population prête à vous vendre des choses inimaginables, plantes aromatiques ou miraculeuses, voir même sur beaucoup de stands une plante que les femmes peuvent consommer pour interrompre une grossesse, tout ceci a quelques mètres de la porte du lieu saint….et des cartomanciennes de partout avec du travail jour et nuit car il me semble que dans ce pays on ne dort jamais.

Pour en venir a l’histoire de notre Monsieur, dirigeons- nous vers le sud du pays dans une petite ville nommée ESPERANZA ou je me suis arrêté quelques jours pour me reposer (cela m’arrive de temps à autres).

Je rends visite a Honelette, une amie qui vient d’ouvrir une petite « cantine » ; ce mot a tout de même un lien avec la cantine de chez nous car ici cela signifie installer un petit magasin dans un centre scolaire.

On y trouve stylos, crayons de couleur , feuilles de papier, cirage, craies, enveloppes, et tout autres produits scolaires, ainsi qu’une multitude de produits qui vont très souvent servir de repas tels que bonbons, petits gâteaux secs, bananes grillées, riz cuit à l’eau, sans oublier des boissons gazeuses mais surtout de l’eau conditionnée dans un petit sachet plastique ce qui est moins cher pour l’étudiant.

Je me suis permis de sortir un petit peu de notre sujet pour mieux vous situer la scène qui va suivre : me voilà aux environs de midi installé sur un banc devant la cantine en train de finir mon assiette de riz lorsque je vois débarquer dans la cour de l’école un vieil homme avec un sac plastique sur le dos. Chez nous on nommerait un tel personnage un mendiant, et ma première pensée fut qu’il allait demander quelque chose à manger à la responsable de la maison.

Je cherche une pièce dans ma poche car je viens de m’apercevoir que mon amie vient de vendre à une institutrice le restant de son assiette de riz. Tout naturellement le nouvel arrivant s’installe sur mon banc et me fait signe qu’il ne mendie pas. J’ignore encore à cet instant que je suis en présence de monsieur MONTATICHIO comme il est nommé ici.

Je quitte ma place pour faire quelques photos souvenirs pour mon amie et en me retournant j’ai la surprise de me rendre compte qu’un petit attroupement d’étudiants s’est formé autour de lui, au point que je ne distingue pas tout de suite son activité.

A cet instant Honelette m’a rejoint et éclate de rire en voyant ma tête quand enfin je découvre le fameux travail de Mr MONTATICHIO.

Ce Monsieur parcours les centres scolaires pour lire les lignes de la main des élèves,(ces derniers ayant une moyenne d’âge d’ environ 13 ans) et comme tout travail mérite salaire le Monsieur demande une contribution qui pour une minute est équivalente au prix d’un bonbon.

Cette situation n’a pas l’air de gêner Honelette, pourtant il me semble que c’est un manque à gagner pour elle.Elle me rassure en m’expliquant que dès que la cloche sonne c’est une volée de moineaux qui va retrouver les bancs de l’école, rassurée sur son avenir. Une fois de plus elle répond à mon regard interrogateur en m’indiquant que ce Monsieur va se faire un bon casse croûte préparé par la cantinière et si le salaire est à la hauteur de ses espérances il emportera en plus quelques friandises, et, cerise sur le gâteau elle a droit a une consultation gratuite, et moi aussi !

C’est la première fois de ma vie que j’accepte ce genre de situation mais là il m’était difficile de refuser pareille offre…Je lui tends donc la main (laquelle vient d’avoir une sérieuse opération) et notre ami m’annonce que j’ai eu des problèmes de santé cette année mais que cela va s’arranger. Merci me voilà vraiment rassuré.

Revenons à des choses un peu plus sérieuses ; je m’adresse maintenant à vous enseignants français : quelle serait votre réaction si un personnage de ce genre s’introduisait dans la cour de vos établissements ?

Si cela ne vous pose pas de problème invitez moi à faire des photos !

Durant mes 35 voyages dans ces îles j’ai rencontré beaucoup de personnes marginalisées mais je pense que je ne suis pas près d’oublier la rencontre avec Mr MONTATICHIO.

Merci Honelette !.

A bientôt mes amis

Baby

Le métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO
Le métier bien original de monsieur MONTATICHIOLe métier bien original de monsieur MONTATICHIO

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Publié le par Baby

Après le reportage sur le rôle des mémés dans l'histoire des Philippines, un petit reportage sur les pépés.

Eux aussi ont leur place dans la fratrie, mais pas de la même manière.

Cette génération n'a connu qu'une seule chose, le travail, et ce tous les jours de l'année et dans des conditions très difficiles, devant souvent supporter d'énormes chaleurs et des pluies torrentielles. Mais ce n'est rien face aux guérillas (surtout dans le sud du pays) qu'ils ont connues toute leur vie contre des gens qui ne partageaient pas la même religion.

S'il est très facile de rencontrer des mémés, il n'en est pas de même avec les pépés.

Quand je rencontre cinq "lolas", je vais peut-être rencontré un seul pépé. La plupart ont disparu pour cause de maladie (tuberculose, ulcère d'estomac, ou plus bizarrement diabète). De plus, il faut bien l'avouer, se faire prendre en photo n'est pas un réel plaisir pour eux.
Mais j'ai bien l'intention de faire un reportage photo sur ces couples tellement attachants. Alors peut-être reparlerons-nous bientôt des mémés et de leur compagnon.

A très bientôt les amis.

Baby

Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !
Après les mémés, les pépés !

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Publié le par Baby
Les "lolas"

Pour les grand-mères philippines pas de maison de retraite, ni de club du troisième âge et encore moins de sorties en bus ou vacances quelles qu'elles soient.

Pour la plupart elles vivent toute leur vie ou elles sont nées et finissent leur vie dans le cocon familial surtout dans les campagnes en province comme ils disent là- bas à la capitale.

Dans beaucoup d’habitations il est plus que fréquent d'apercevoir en passant un hamac souvent occupé par un membre de la famille.

Et bien en 23 ans de voyages je n'ai à ce jour jamais surpris une mémé qui profitait de ce lit de fortune. Bien sûr je me suis renseigné mais on m'a répondu que ce n'est pas bon pour leur dos...

Alors vous pensez peut-être que nos mémés restent à côté de nos dormeurs pour surveiller qu'il ne tombent pas ?

Et bien non elle travaillent, et bien souvent toute la journée et tout les jours de la semaine (enfin presque car on les retrouve souvent à la messe du dimanche matin, c'est à dire un petit break d'une heure...).

J'ai rencontré ces dames dans tous les travaux de la terre : plantation du riz, du mais et de tous les légumes, désherbage et cueillette. Sans oublier le ramassage du bois qui sert à faire bouillir la marmite de riz.

Et ensuite allez-vous me dire ? Et bien un autre travail les attend à la maison qui, pour elles, est un grand bonheur : elles s'occupent des enfants, des petits enfants et des arrière petits enfants sans oublier ceux de l'entourage.

Ce bonheur elles le transmettent à toute la fratrie et c'est très rare d'entendre un enfant hurler ou faire un caprice ; j'ai l' impression que nos mémés leur parlent avec douceur à ces petits et ce qui m’étonne le plus c'est que même quand les enfants grandissent il reste entre eux une énorme complicité.

Et c'est ainsi qu'il n'est pas rare de rencontrer des adolescents qui passent des heures voir des journées entières avec leur mémé ou mémé d'adoption.

Même si elles décidaient d'une autre vie cela me paraitrait impossible à réaliser car ces personnes n'ont aucun revenu ni retraite et encore moins de couverture sociale quelle qu'elle soit.

J'ai choisi quelques photos parmi les centaines que j'ai faites ici car pour moi elle sont un peu la mémé que je n'ai jamais eu la chance d'avoir....

Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"
Les "lolas"

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Publié le par Mimi

Cette nouvelle démarche généreuse fait suite à une longue amitié qui lie un des responsables de cet établissement a Baby.

Dès que l'association IBAB se trouve devant un gros projet le C.E vient a son secours sans que cette dernière demande quoi que ce soit.

Ils sont déjà intervenus pour l’installation électrique d'un village et furent également d'un grand secours pour les soins de la petite ANALY grièvement brûlée

Baby a déjà distribué 35 sacs de riz dans le sud du pays fin janvier et encore 15 autres sacs vont être distribués dans les semaines a venir dans une autre région du pays.

Un grand merci a cette équipe dont Michel est le pilier et Baby a bien l'intention de le recevoir très bientôt

L’équipe I.B.A.B

50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES
50 SACS DE 50 KG DE RIZ OFFERTS AUX PETITS PHILIPPINS  PAR LE C.E.  EDF DES DEUX SAVOIES

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