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IBAB - Humanitaire aux Phillipines - Le blog de Baby

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CAGAYAN DE ORO : le nom de cette ville provient du mot Kagayhaan qui signifie lieu de la honte et fut nommée ainsi par les Bukidnons qui avaient eu l'impression d'avoir été trahis lorsque le chef  de leur tribu épousa une princesse de la tribu des Maranaos, (que l'on peut rencontrer aujourd'hui encore), tribu qui avait chassée quelques années plus tôt les Bukidnons de leurs terres.

Le nom ORO a pour origine la découverte d'or par les Espagnols dans une rivière non loin de la ville, toujours exploitée à ce jour  et provoquant une énorme pollution au niveau de la mer. 

CAGAYAN DE ORO est une ville de près de 5OO OOO habitants. Elle est la capitale du nord de l'île de MINDANAO. Il y a quelques temps je vous ai parlé du sud de l'île,  où vivent nos amis T.BOLI. C'est une ville bruyante qui connait des embouteillages monstres et une pollution intense.  Cette ville est le point de départ de nombreuses destinations et son port déverse chaque jour son lot de rêveurs venus des 2200 îles habitées des PHILIPPINES.

Tous nos amis ayant la fièvre du métal précieux exploité par une firme étrangère et ne trouvant pas de travail se retrouvent à agrandir les bidonvilles en périphérie de la ville. Les plus chanceux se retrouvent saisonniers dans l'immense plantation d'ananas Delmonte,  la plus grande du sud-est asiatique.  

 

Le point de départ pour découvrir des horizons nouveaux se trouve donc dans le quartier de la ville nommé Agora. Ici plusieurs centaines de bus arrivent et repartent chaque  jour car les voitures personnelles sont encore très rares sur cette île.

Et voilà comment, curieux d'horizons nouveaux, je me suis retrouvé ici après 35 heures de bateau en provenance de Manille, la capitale. Et si la serveuse du café n'avait pas eu un si joli sourire en me servant mon déjeuner je n'aurais pas raté mon bus ! Dans un tintamarre de cars déversant tous ces gens, j'entends  tout de même mon téléphone sonner et j'essaie de me réfugier dans le couloir d'un bâtiment très sombre et lugubre, pour parler à mon interlocuteur. Plus j'avançai, plus il m'était facile de communiquer.Dans la pénombre un policier me bouscula et je me demandai ce qu'il faisait ici. Ma surprise passée, et rassuré par son sourire il m'invita à le suivre, comprenant mon intrusion dans ce lieu. Je le suivis, ma curiosité étant plus forte que ma méfiance.

 

Quelques secondes plus tard je me retrouvai dans une grande pièce aussi triste que le parcours qui m'avait  amené ici.  Ma première vision du lieu fût une ampoule se balançant au bout d'un fil et renvoyant une lumière blafarde  sur un jeune garçon torse nu,  assis par terre, qui me fit un signe avec un petit sourire qui me rassura.  Au fond de la pièce plusieurs personnes étaient assises derrière une grande table rectangulaire couverte de documents en désordre et ces gens semblaient somnoler. Aucune réaction à mon arrivée.  Tout à coup des cris me firent sursauter ; en me retournant, à l'opposé de la pièce, des enfants pour la plupart, enfermés derrière d'énormes barreaux en fer.  Je connaissais déjà ce genre de lieu, pour avoir visité une prison à Manille il y a neuf ans. Ce sont des expériences que l’on n’oublie jamais.  Vu mon regard interrogateur  mon policier-guide  m'expliqua  que ces gamins avaient été arrêtés le matin même rodant autour d'un bus, en train de voler un groupe de touristes. On m'avait prévenu le matin que l'étranger est bien sûr la cible privilégiée de ces petites bandes très bien organisées dont j’ai déjà été plusieurs fois la victime. Je me trouvais bien dans une prison provisoire ou plutôt un tribunal, où la personne jugée n'avait pas la parole et encore moins d'avocat.

En quelques minutes la sentence tombait et même sans comprendre un seul mot il m'était très facile de comprendre le jugement rendu.

Un petit signe du garçon qui était sous la lampe : soit il se levait pour ouvrir la porte et libérer le condamné qui partait alors en courant sans même dire au revoir,  soit le gamin  faisait un signe au détenu pour lui faire comprendre que ce soir il ne ressortirait pas pour rééditer ses méfaits. Là, surpris par la sentence, le condamné insultait la terre entière et ses juges bien sûr.

J'aurais pu passer la journée dans ce lieu si je n'avais pas sorti mon appareil photo et qu' à ce moment-là on me fit comprendre que ma présence avait assez duré.

 

Raccompagné par mon guide, ce dernier me donna rendez-vous à la tombée de la nuit. Je ne savais pas trop pourquoi mais j’acceptai, ma curiosité prenant le dessus. Je me promenai toute la journée dans la ville sans rien découvrir quelque chose d'intéressant. La nuit tombée je retrouvai mon policier avec une certaine satisfaction et ne regrettai pas mon errance dans la ville ; car ce que je vis me surpris une fois de plus : mon pote sortit de sa poche une liasse de billets de 20 pesos (équivalent à 1 tiers d'euros) et se mit à parcourir la gare routière en distribuant les billets à des gamins dont l’allure m’aurait dissuadé de les prendre comme guide en pleine nuit .

Mon pote m'expliqua qu’avec cet argent ces gamins allaient pouvoir acheter à manger le soir même puis rentrer se coucher et qu’ainsi il ne les retrouverait pas en prison. Il y a un pacte entre eux mais s'ils rompent cette alliance ça leur coûtera très cher me dit-il. Je n'ai pas demandé d’autre explication.

 

Je termine cette petite histoire vécue en vous laissant seul juge. Je dois vous avouer que souvent je repense à ce moment et n'arrive pas à faire la part des choses. Peut-être qu’un jour nous nous rencontrerons pour débattre de toutes ces situations.

 

A bientôt !

Baby

 

 

PS : Voici mon adresse email : ibaby47_46@yahoo.com

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La maison des sirènes
La maison des sirènes
La maison des sirènes

Bonjour à tous

Avant de vous conter mes nouvelles histoire, je tenais juste à vous dire  que dans ce pays il y a des personnes, qui travaillent, se lèvent très tôt le matin et rentrent très tard le soir après une journée de travail très pénible. Ces gens sont très heureux de retrouver leur petite famille le soir. Mais malheureusement beaucoup d'autres s’expatrient dans le monde entier pour tenter leurs chance par le travail et se faire un petit pécule avant de retrouver leur famille.

Revenons à mes petites histoires qui sont bien réelles,  mais ne concernent qu'une minorité comme il y en a de partout dans le monde .Avec chacune leur  spécificité, ce qui fait le charme de cette terre quand on a la chance de la découvrir.

 

Les PHILIPPINES sont un archipel de 7200 îles dont 2200 sont habitées.Les autres îles sont pratiquement désertes à cause de manque d’eau vu leur absence de relief.

Mais aujourd’hui intéressons-nous aux îles qui ont de l’eau, voir par moments beaucoup d’eau, surtout à la saison des pluies.
Ces dernières sont en partie inondées et provoquent d’innombrables cascades plus hautes les unes que les autres  dès que nous prenons de la hauteur, ce qui en fait le lieu privilégié des baignades de tous les gamins en priorité, mais aussi de plus en plus des touristes en quête de sensations fortes. Ces derniers plongent au fond du plan d’eau sans vraiment se rendre compte du danger et sont malheureusement pris sous la chute et meurent noyés. L’explication est très simple : ces cascades font quelques fois plus de 100 mètres de hauteur.

On s’en doutait,  pour nos amis d’ici l’explication est toute autre : nul n’a le droit de plonger dans ces lieux car c’est là  que dorment les sirènes. Quiconque prenant le risque de les réveiller en bafouant certaines règles pourra le payer de sa vie.

Pour ma part je me garderai bien une fois de plus de donner un avis sur la question car dans mon enfance on tuait bien les chouettes pour clouer ces pauvres bêtes sur la porte de l’écurie en prétextant que ce volatile portait malheur....

 

LA SEMAINE PROCHAINE :  "LA PECHE MIRACULEUSE PEUT CONDUIRE AU CIMETIERE"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans le fief de la culture primitive de l'ethnie Tiboli

Bonjour à tous,

Une fois de plus je me retrouve ici aux Philippines au milieu de mes petits, et je tiens à m’excuser auprès des personnes que je n'ai pas pu rencontrer lors de mon bref séjour en France.

Comme je vous l’avais promis  je vais tenter de vous faire vivre la vie de ce pays avec ses joies, ses peines mais surtout de vous faire partager mes rencontres très souvent insolites avec ce peuple merveilleux.

Direction l'écrin de verdure de la tribu Tiboli.

Au départ de Manille il vous faudra un petit vol de 2 heures pour vous poser sur l'aéroport de la ville de General Santos dans le sud du pays, 20 km en taxi pour rejoindre le terminal, et  2 heures en yellow bus jusqu'à la ville de Marbel. Ensuite un autre bus pour Suralla et là commence la véritable aventure ! Il va falloir trouver une place dans un taxi collectif pour grimper jusqu'à la petite ville de Lake Sebu. Nous allons prendre très vite de l'altitude dans un dénivelé de 800m en moins de 15 km. La route est encombrée de mototaxis, de chevaux et de buffles d'eau attelés à des traîneaux, transportant autochtones et produits de la culture du coin : riz, maïs et canne à sucre.

Revenons dans notre taxi où l'on s'entasse. Il n'est pas rare d'avoir quelqu'un sur ses genoux et tout cela dans la bonne humeur et la conversation débute toujours par : « Es-tu marié ? »
Si la réponse est négative quelques regards de jeunes filles vous tombent dessus (on verra plus tard pourquoi cette attirance envers l’étranger).
Ce qui est le plus sympa c'est de faire la montée sur le toit du taxi mais très souvent les orages de montagne viennent à votre rencontre… Ce qui est super car cela évite bien de prendre la douche le soir en arrivant.


Après 2 heures de transport pénible la récompense nous saute aux yeux : un immense lac qui ressemble à un gros diamant dans un écrin de verdure. On pourrait imaginer que cette merveille s'ennuie parfois, et bien pas le moins du monde ! le créateur a tout prévu en éparpillant une multitude de petits îlots à sa surface pour lui tenir compagnie.
Je vais vous confier que chaque fois je retrouve mon lac j'ai les larmes aux yeux.
Le plus agréable est de découvrir ce joyau le matin car de grandes taches roses flottes et illuminent le lac. Ce sont d'énormes fleurs de lotus qui se referment dès que le soleil les surprend en sortant en quelques secondes de derrière la montagne. Je pense qu’elles se referment très vite pour conserver cette couleur rose éclatante pour peut-être émouvoir un autre Baby demain qui viendra dans ces montagnes rechercher une certaine paix et sérénité.

J'ai souvent parlé et écrit que mon humble personne avait le sentiment que dans ce pays que sont les Philippines, je côtoie à la foix le paradis et l’enfer, et une fois de plus la situation se représente à nouveau ici .
Depuis plusieurs années j'ai la chance de côtoyer ces gens. J'ai rencontré Joy, une petite guide et je suis le père adoptif de Vivianne. Ainsi beaucoup de liens se sont noués, ce qui m'a permis de découvrir que dans ce paradis se cache aussi l'enfer pour certaines personnes et que je vous conteraI dans le prochain article intitulé "Mariée a l’âge de 12 ans pour agrandir le jardin".

Merci d'avance de bien vouloir transmettre l'adresse de notre blog a toutes vos connaissances.

Baby

 

Dans le fief de la culture primitive de l'ethnie Tiboli
Dans le fief de la culture primitive de l'ethnie Tiboli
Dans le fief de la culture primitive de l'ethnie Tiboli
Dans le fief de la culture primitive de l'ethnie Tiboli

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Notre nouvelle marraine Emilie a tenu à visiter notre centre médical, et aussitôt arrivés toute l’équipe qui gère le centre se retrouva pour la photo de famille.

Bien sûr Monsieur le maire, comme d’habitude a voulu prendre ma tension et m’a trouvé un petit 22 ….  ce n’est donc pas lui qui est près de remplacer notre doctoresse !

Au moment de faire la photo souvenir, deux politiciens en uniforme ont fait irruption dans la pièce, et à voir leur regard ils s’intéressaient seulement à Emilie….

De la porte restée entrouverte ont alors surgi deux militaires armés jusqu’aux dents. On a très vite compris qu’eux aussi voulaient être sur la photo de famille !

D’où sortait tout ce petit monde ?  Et bien ils étaient tout simplement en faction sur la route car toute une délégation de membres du gouvernement devait passer, et ils se demandaient qui était ce petit attroupement dans le centre.

Je me pose tout de même la question de savoir si nous aurions eu la chance de faire cette photo  pour le moins inattendue si notre amie Emilie n’avait pas été présente….

Très bientôt sur le blog : j’ai été accueilli très récemment dans une clinique pour une mauvaise bronchite ; une clinique ou un refuge de la S.P.A. ?  Ce qui est sûr c’ est que je garde un très bon souvenir de ce séjour !

Des visiteurs inattendus à notre centre médical
Des visiteurs inattendus à notre centre médical
Des visiteurs inattendus à notre centre médical

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Un début d'année riche en visites

 Oh là là !  bientôt 1 mois que je ne vous ai pas donné des nouvelles,  et pourtant on ne peut pas dire que la vie ici soit un long fleuve tranquille !

Ce début de séjour a été très riche en émotions avec la venue de Chantal et Gilles qui parrainent 2 petites filles depuis plus de 10 ans.
Ils sont déjà venus les rencontrer il y a 7 ans, et à présent jeunes retraités ils ont pu également pendant un mois et demi découvrir d’autres contrées.

Une autre visite a été celle d'Emilie,  jeune femme de 28 ans qui a pris une année sabbatique pour faire le tour du monde.
Après un séjour en Thaïlande, en Birmanie et au Cambodge, elle s’est retrouvée aux Philippines pour obtenir un brevet de plongée..... puis chez Nida, et nous lui avons fait visiter nos petits lieux favoris.

Un soir en rentrant d’un périple, après avoir longuement questionné Nida,  Emilie nous a confié qu’elle avait pris la décision de parrainer une petite fille rencontrée le jour même.
Dès le lendemain une
petite Laurence  quitta l’école un peu plus tôt pour se retrouver dans les bras de sa future marraine.

Laurence, 6 ans, est la fille de Laurita  qui fut la première filleule de l’association IBAB en l’an 2ooo.

Notre amie Janeth en voyant les photos de notre grande voyageuse a eu cette
réflexion : « mais je l’ai vu a la télévision,  c’est Miss Univers ! ».  Je lui ai fait remarquer que c’était peut-être sa sœur jumelle….

 Ne manquez le prochain article intitulé « Notre centre médical protégé  par  le maire du village ? Par la police ? Par l’armée ? »

 

 

Un début d'année riche en visites
Un début d'année riche en visites

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REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU

Cet été un petit message nous est parvenu au siège de l’association nous informant que des jeunes en préparation de leur communion solennelle avaient eu une très belle idée :

offrir à nos petits les précieuses peluches qui furent leur compagnon pendant toute leur enfance.

Il m’a fallu 2 voyages pour acheminer ce petit trésor, dans l’intention de l’offrir pour Noël aux petits enfants de l’école maternelle de mon village aux Philippines.

Et voici les photos de ces instants de bonheur partagés avec les petits et pour le Père Noël que j’ai  dû remplacer au pied levé  (car il m’avait envoyé un mail en m’expliquant qu’il avait beaucoup de travail).

Encore merci à tous ces jeunes pour leur générosité !

REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU
REMISE DES CADEAUX OFFERTS  PAR LES ENFANTS DES COMMUNES DE BOUVESSE ET MONTALIEU

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Repas de Noël à l'école de Habana

Avant la distribution des petits cadeaux offerts par les jeunes de Bouvesse et de Montalieu, une collation a été offerte aux enfants qui fréquentent pour la plupart la maison du savoir pour la  première année.

Quelques mamans ont bien voulu prêter main forte à la cantine, qui a la particularité d’être installée dans la cour de l’école.

Au menu : soupe de vermicelle et poulet cuit à l’eau.

Une fois de plus,  une photo vaut mieux que mille mots car si je vous contais comment a été réalisée cette préparation culinaire vous ne me croiriez certainement pas, alors place aux aux images, et ne manquez pas la semaine prochaine la remise de tous ces petits cadeaux.

(Reportage réalisé  au village de Habana sur l’ile de Panay où l’association a construit deux écoles et un centre médical pour enfants).

Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana
Repas de Noël à l'école de Habana

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Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE
Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE

La maman, Janeth, a attendu tout de même 30 ans pour nous faire ce cadeau.

Quand je lui demandais quand elle pensait être maman elle me rétorquait quelle n’avait pas le temps ;  car il ne passe pas un jour sans qu’il n’y ait pas une famille qui lui rende visite pour un problème de santé ou d’école pour les 40 enfants parrainés par notre association dans son village. En plus de cela elle doit gérer sa petite entreprise de plantation de riz et de maïs.

 

A ce jour tout va très bien pour la petite qui se retrouve avec cinq mamans,  deux grand-mères et deux arrière grand-mères.

Car tout ce petit monde gravite autour de la petite (je parle de Charlotte) sans compter les enfants qui trouvent refuge dans la maison.
 

 

Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE
Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE
Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE
Un rayon de soleil nommé CHARLOTTE

Petite info pour les futures mamans : ne vous dirigez pas tout de suite à la pharmacie à la naissance de votre petit pour lui acheter une sucette, ici les bébés se contentent d’un os de poulet ou d’une banane !
 

Un rayon de soleil nommé CHARLOTTEUn rayon de soleil nommé CHARLOTTE

Plein de bonheur pour Charlotte et pour sa maman !

Baby

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LE PERE TRITZ :  UNE VIE AU SERVICE DES ENFANTS DEMUNIS
LE PERE TRITZ :  UNE VIE AU SERVICE DES ENFANTS DEMUNIS

Le Père Tritz de religion jésuite a passé une grande partie de sa vie à
Manille, capitale des Philippines.

Aumônier dans un hôpital pour enfants, il logeait sur place pour célébrer la messe tous les jours à 5 heures du matin.
Malheureusement on frappait à la porte de sa petite chambre à n’importe quelle heure de la nuit pour qu’il administre l’extrême onction à certains petits malades.
Et ensuite il se dirigeait vers son centre qu’il avait créé pour que des enfants puissent aller à l’école.

Au départ il trouve 4 sous, mais bien vite il s’entoure de gens très compétents et rencontre de nombreux mécènes généreux.

Ne refusant jamais un petit casse-croute même au Consulat français, surtout quand on l’installe à coté de Mr Bernard Kouchner et que ce dernier accepte d’aller visiter un bidonville en sa compagnie.

Quelques mois plus tard il est invité par le Président de la République
François Mitterrand.

Mais ce qui l’intéressait c’était surtout Madame Mitterrand qui fut vraiment subjuguée par ce personnage et alla lui rendre visite plusieurs fois à Manille où la fondation de cette dame géra ensuite 3 écoles.

 A mon tour j’ai eu la chance de recevoir le Père Tritz dans ma maison à Dornieu et cela restera un souvenir inoubliable. Je m’étais débrouillé pour lui faire rencontrer les dirigeants de l’institut Mérieux à Lyon où, lors d’un repas, il lui fut demandé s’il pouvait organiser une chaine de froid aux Philippines pour recevoir des milliers de vaccins bien sûr gratuitement.

Il leur répondit gentiment  qu’il avait un frigo ou ses secrétaires laissaient leur casse-croute et leur Coca Cola ! Il y eu un petit silence dans la pièce que je rompis en expliquant que ce don généreux ne lui avait jamais été proposé et qu’il ne comprenait pas cet énorme cadeau.
Mais tout s’est bien terminé vu que ces généreux donateurs venaient de s’associer avec une multinationale qui allait gérer ce problème.

Je me souviendrai toujours du Père qui avait éclaté de rire dans ma vieille Peugeot 104 que tous les invités ont poussé pour la faire démarrer, car ma batterie elle aussi n’était plus de toute première jeunesse.

J’ai eu une chance énorme de côtoyer  ce Monsieur pendant plus de 20 ans et grâce à lui de rencontrer des gens merveilleux qu’ encore à ce jour je suis heureux de retrouver quand je rentre en France ou ici dans mon deuxième pays.

Je pourrais écrire un livre sur ces nombreuses rencontres faites avec cet homme d’exception  mais pour l’instant nous allons continuer à vivre au temps présent et promis très bientôt beaucoup d’autres images

En vous remerciant de votre fidélité qui m’encourage à continuer ma
mission ici    

                                  Baby

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PERE TRITZ : DISPARITION D’UN GRAND HOMME
PERE TRITZ : DISPARITION D’UN GRAND HOMME
PERE TRITZ : DISPARITION D’UN GRAND HOMME

 Lors de notre passage sur terre avec un peu de chance nous allons rencontrer des milliers et des milliers de personnes. Pour beaucoup d’entre nous cela va être la ou le partenaire pour partir dans une grande aventure.
Pour d’autres personnes, ce qui fut mon cas, ce fut une rencontre bien particulière et oh combien extraordinaire.

Imaginez-vous une seconde sur la plus grande décharge à ciel ouvert du monde ou vivent des milliers de personnes :aux Philippines.
Et c’est dans ce lieu que vous êtes invité à rencontrer un Monsieur entouré
d’une myriade d’enfants. Dès que je me suis approché j’ai reçu le même accueil et ce Monsieur déjà d’un certain âge m’a parlé comme si l’on se connaissait de longue date.
Ce qui était super pour moi c’était le fait qu’il parlait très bien le français. Normal car nous étions nés dans le même pays.

Il se mit à parler encore et encore au milieu des petits cris de joie de tous ces enfants.
Deux heures plus tard nous étions assis face à face dans un petit bureau et déjà ma décision était prise : je voulais l’aider.

Je lui fis part de mes intentions et je lui demandai comment je pourrais mieux le faire.  Sa réponse fut immédiate : « Monsieur vous avez les armes pour », et en lisant la surprise sur mon visage,  il me montra mes appareils photos que j’avais autour du cou.

Il poursuivit en m’expliquant qu’il fallait, quand je rentrerai en France que je montre  mes photos.

Je ne me doutais pas un seul instant à ce moment-là que 25 ans plus tard je serai ici aux Philippines devant mon ordinateur en train de vous faire comprendre  pourquoi je suis ici  pour accomplir ma 42ième mission.

Dès la semaine prochaine je continuerai à vous conter la merveilleuse histoire de ce Monsieur qui a eu une vie vraiment exceptionnelle et qui vient de nous quitter à quelques jours de ses 102 ans

Donc à très bientôt,

 

 
Baby

 

 

 

 

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